Mercredi, 18 Juil 2018
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ROESCHWOOG et ses environs ont dû être habités dès l'époque antique, comme l'atteste une coupe de bronze de la période Halstatt (-800 à -400 av. J-C) trouvée sur le ban de la commune. La région est sans doute restée occupée au cours des siècles, peut-être de manière discontinue.

Les découvertes archéologiques n'ont pu cependant attester cette continuité. Mais récemment c'est un lieu de vie particulièrement développé qui a été découvert  à l'entrée sud de Roeschwoog. Il s'agit d'un village mérovingien avec sa nécropole qui date des VIe et VIIe siècles (voir la rubrique fouilles archéologiques).

A partir de cette période, il est possible de se référer aux sources écrites provenant des institutions religieuses. En 736, l'abbaye de Murbach fait ainsi mention du village sous le nom de ROSUSAGO.

L'évolution topographique en ROSSEWAG (1284), ROSCHWAG (1363), puis RESCHWOOG (1704) signifierait que le village était situé près "d'étangs où était roui (macéré) le chanvre". Au Moyen-Age en effet, la culture de cette plante était développée et des marécages avec des étangs bordaient le large lit du Rhin.

C'est ce paysage typique de ried (marais) qui a donné son nom à la petite région s'étendant entre la forêt de Haguenau et le Rhin : Riedgau ou Uffried. Avec dix autres villages se constitue alors le "Comté de l'Uffried" soumis aux Landgraves de Basse-Alsace.

En 1359, les Barons d'Oetingen, qui possèdent les droits sur le Comté, le concèdent en fief aux Seigneurs de Fleckenstein, dont le château ruiné se dresse encore dans les Vosges du Nord. On peut également voir dans la chapelle du milieu du XVIe siècle une clé de voûte aux armes des sires de Fleckenstein.

La roselièreIl faut noter qu'au Moyen-Age, le village actuel correspondait à deux localités : ROSSEWAG qui était un "village-rue" le long de l'actuelle rue de Fort-Louis et GIESENHEIM qui était un "village tas" autour de l'actuel calvaire situé au croisement des rues de la Forêt et de la Gare.

En 1543, la Réforme, à laquelle ont adhéré les Fleckenstein, est introduite dans les villages de l'Uffried en vertu du principe "cujus regio, ejus religio" (la religion du prince s'applique aux populations qu'il domine).

Au XVIIe siècle, la guerre de Trente Ans (1618 - 1648) est une catastrophe pour l'Alsace qui verra les deux tiers de sa population massacrée ou mourir de faim. A partir des traités de Westphalie qui mettent fin à la guerre, l'Alsace passe progressivement du Saint Empire Romain Germanique au Royaume de Louis XIV.

En 1685, ROESCHWOOG et GIESENHEIM se reconvertissent au catholicisme, la religion du Royaume de France.

Durant le XVIIIe siècle, les deux villages fusionnent et la nouvelle entitée qui garde le nom de RESCHWOOG se voit attribuer son blason "d'azur à l'étoile à huit raies d'or, enfermée dans un cercle de sable".

En 1720, avec l'extinction des Fleckenstein, le Comté de l'Uffried passe aux mains des Rohan-Soubise qui le conserveront jusqu'à la Révolution française.

La guerre et la misère réapparaissent avec la Guerre de Succession d'Autriche (1740 - 1748). Le lieu-dit "Pandurenbuckel" au Sud du village fut d'ailleurs le thêatre d'une bataille nocturne, à la lueur des torches. Les troupes françaises mirent en déroute des mercenaires hongrois sanguinaires : les Pandours, à la solde de l'Empereur d'Autriche.

La Révolution est une période de troubles durant laquelle de nombreux villageois émigrent. La réforme institutionnelle de 1791, crée le canton de Fort-Louis avec 14 communes. Après la chute définitive de la place forte construite par Vaubau un siècle plus tôt, le chef-lieu passe à Roeschwoog avant que le canton ne fusionne avec celui de Bischwiller. De cette époque date cependant l'existence d'une perception, d'un notariat et d'une poste centrale, qui font encore aujourd'hui de ROESCHWOOG un petit centre administratif.

De 1870 à 1918, l'Alsace-Moselle devient Reichsland au sein de l'Empire allemand. Cette période d'expansion économique voit notamment la généralisation du chemin de fer. En 1876 est terminée la ligne Strasbourg-Lauterbourg et en 1895 la ligne Haguenau-Rastatt qui n'est plus utilisée actuellement. La jonction de ces deux lignes se fait à ROESCHWOOG.

Pendant l'entre-deux-guerres, ROESCHWOOG reste un village à vocation agricole. En 1939, la population est évacuée en Haute-Vienne, dans les villages de VEYRAC et VERNEUIL-sur-VIENNE. La localité est libérée définitivement le 17 mars 1945.

A partir des années 1950 et 1960 le village subit des mutations profondes. Sa vocation agricole disparait progressivement et ses habitants trouvent leur travail dans les industries du Nord de l'Alsace ou du Pays de Bade et dans les centres d'emplois de Strasbourg et Haguenau.

En 1970, la chambre de commerce de Strasbourg envisage la création d'un aéroport pour la métropole alsacienne à l'est de Roeschwoog. Les élus sous la conduite du Maire Hubert LOHR et les habitants protestent contre ce projet auquel ils n'ont pas même été associés et celui-ci est finalement abandonné.
Dans les années 1990 est créée une zone d'activités économiques par l'entremise de la Communauté de Communes présidée par le maire de Roeschwoog Jean LORENTZ.

Le village voit sa population augmenter de façon importante à partir des années 1980. Un premier lotissement (Kirchwerb) a été créé dans les années 1970, il est suivi du lotissement Haagfeld (années 1980 à 2000) et du lotissement Wasserturm en cours de réalisation.

Le village se dote progressivement d'équipements en rapport avec cette évolution :
  • construction de la Maison des Oeuvres et de la Culture en 1968 (agrandie en 1992, création de la salle de répétition en 2004 et nouvel agrandissement en 2011) à côté des stades de football et de leurs vestaires construits en 1984, des terrains de pétanque et de tennis.
  • création du centre administratif avec la construction de la perception en 1979, à côté de laquelle la commune a permis l'installation d'une banque, du notariat et a construit en 1999 la maison de services avec la Poste.
  • construction de l'école maternelle en 1977 (agrandie en 2004) et de l'école élémentaire intercommunale A. Weckmann en 2004.
  • création de la médiathèque en 2008 après le déménagement de la mairie dans la maison de maître au centre du village, l'année précédente.

Contrairement aux communes voisines il n'y a pas de grandes gravières qui ont été creusées sur le ban de Roeschwoog. Par contre une petite gravière au lieu-dit Staedly a été reconvertie en baignade et camping à partir des années 1970.

PATRIMOINE

L'actuelle église de Roeschwoog dédiée à St Barthélémy a été construite en 1767. L'orgue, classé monument historique, est de Michel STIEHR (il a été restauré en 1988). A l'ombre de l'Eglise, dans le cimetière s'érige une petite chapelle du 15ème siècle avec une clé de voûte aux armes de la famille de Fleckenstein.

Deux bancs reposoirs du XIXe siècle sont situés le long de la route départementale 468 et plusieurs calvaires symboles de la piété des habitants ont été érigés dans le village et ses alentours.

On compte quelques maisons alsaciennes à colombage dans les rues de Fort-Louis et de la Gare.

 

Actualités

Pour information : 

La carte des aléas d'inondation de mars 2018 est disponible sur le site internet, consultable en mairie ou sur le site de la préfecture

 
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